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ABSTRACTS

Alek Baylee Toumi (University of Wisconsin – Stevens Point)
Yasmina Khadra: entre le marteau militaire et le mépris quituquiste

Apres la série policière de l'inspecteur Llob, entre 1998 et 2002, l'écrivaine algérienne Yasmina Khadra publie quatre romans. Après L'automne des chimères et A quoi rêvent les loups, dans le troisième roman, L'écrivain, elle dévoile subitement sa véritable identité: Mohamed Moulesshoul, ex commandant de l'armée algérienne. Dans son quatrième ouvrage, L'imposture des mots, Yasmina Khadra décrit son exil à Paris. Arrive du Mexique, au moment de l'affaire de La sale guerre, où un autre militaire algérien accusait l'armée algérienne de commettre les massacres, Khadra découvre une France amnésique qui ne sait plus "qui tue qui". Qui croire: l'officier Habib Souaidia, et faire le jeu des islamistes et de leurs allies; ou bien l'ex commandant Mohamed Moulesshoul, et soutenir indirectement un pouvoir militaro-éfélène corrompu?

Après avoir fait un bref rappel du contexte de la guerre "contre" les civils des années 90, notamment la tragédie des intellectuels, je tenterai de montrer que contrairement à ce que l'on a tendance à penser, il était plus facile pour les intégristes du FIS d'obtenir l'asile politique à Paris, Londres et même Washington, que pour les intellectuels algériens, comme Tahar Djaout ou Rachid Mimouni, pourtant menacés de mort par ces mêmes intégristes. Ensuite, en examinant le cas de Yasmina Khadra, je tenterai d'expliquer a partir de L'imposture des mots, le phénomène "quituquiste", qui a vu naître à Paris, une gauche Vichy(i)slamiste, opportuniste et revancharde, qui collaborait avec les intégristes du FIS. Enfin, je conclurai en rappelant qu'il existe toujours une troisième voix en Algérie, notamment les intellectuels, les femmes, et les représentants de la société civile, qui continue de résister à la fois contre le pouvoir et les islamistes.

Ce ne serait que rendre hommage aux femmes et aux intellectuels, qui ont été aux premières lignes de la lutte pour la démocratie, mais qui risquent une fois n'est pas coutume, d'être les nouveaux oubliés et les premières victimes.



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