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ABSTRACTS

Evelyn Kee Mew  (Université de Provence)
Francophonie, post-colonialisme, post-néocolonialisme : le cas de l'île Maurice

L'étude des littératures francophones et la critique post-coloniale ont pendant longtemps cheminé dans des directions parallèles avant qu'une rencontre possible ne soit évoquée par des chercheurs à la fin du siècle dernier1. Le corpus multilingue de l'île Maurice qui a connu à la fois la colonisation française (1715-1810) et britannique (1810-1968), constitue, selon nous, un exemple intéressant du dialogue entre francophonie et post-colonialisme. L'absence de peuple autochtone (contrairement aux pays africains et même aux Caraïbes où les peuples natifs ont été exterminés), une décolonisation sans heurts2 et un fort francotropisme qui se maintient à nos jours en parallèle avec l'importance grandissante de l'anglais, lingua franca de la globalisation, donnent une coloration particulière au parcours mauricien. L'île ne sort toutefois pas indemne de la colonisation dont elle porte toujours les traces (la stigmatisation, le problème identitaire) et subit encore le schéma néo-colonial de « la culture dominante » v/s « la culture dominée », que dénoncent d'ailleurs les auteurs mauriciens et dont ils cherchent à s'affranchir. Notre intervention s'articule sur deux axes de réflexion : nous tenterons tout d'abord de situer la littérature mauricienne dans la critique francophone et post-coloniale dont nous soulignerons les enjeux et les limites en tant que « catégorisations / étiquettes ». Nous démontrerons ensuite en quoi la production mauricienne se révèle plutôt une écriture « post-néocoloniale » (nous préférons ce terme car au-delà d'une écriture de résistance à toute forme d'impérialisme, la littérature mauricienne s'intéresse aussi aux maux des sociétés en mutation). Nous proposons de travailler, dans le cadre de cette étude, sur un corpus trilingue : français, anglais et créole (les trois langues qui sont parlées à des degrés de maîtrise variables certes par toutes les communautés de l'île).

1 Voir MOURA, Jean-Marc, « Francophonie et critique postcoloniale », Revue de Littérature comparée no.1, jan-mars 1997. MOURA, Jean-Marc, Littératures francophones et théorie postcoloniale, Paris : Presses Universitaires de France, 1999. BESSIERE, Jean ; MOURA, Jean-Marc (éd.), Littératures postcoloniales et francophonie : conférences du séminaire de littérature comparée de l’Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris : Honoré Champion, 2001. MURDOCH, H. Adhai ; DONADEY, Anne (ed.), Postcolonial Theory and Francophone Literary Studies, Florida (USA) : University Press of Florida, 2004. HARGREAVES, Alec Gordon, Minorités postcoloniales anglophones et francophones. Etudes culturelles comparées, Paris : L’Harmattan, 2004. 1 L’indépendance en 1968 est obtenue d’un commun accord entre le pouvoir britannique et les intellectuels mauriciens.




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