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ABSTRACTS

Candice Nicolas (Ohio State University)
« Du Malentendu aux non-entendus ».
Absurde et Enfermement chez Camus et Beckett

    Les années quarante voient l’émergence d’un nouveau théâtre. Expérimental pour certains, il est associé à l’absurde, à l’avant-garde ou même considéré comme anti-théâtre pour d’autres. Albert Camus, en tête, contribue grandement à l’apogée de ce théâtre d’idées en proposant sa théorie de l’absurde dans Le Mythe de Sisyphe qu’il applique à un nouveau modèle de tragédie – perversion du schéma aristotélicien. Samuel Beckett le suit, et ajoute au drame camusien, l’infirmité humaine. Leurs tableaux proposent une existence cyclique, rythmée par l’ennui, l’impuissance, la violence et la souffrance inexorables.

    Intrigue très décousue, ni linéarité d’action, ni relation de cause à effet entre les évènements, la structure de ce théâtre minimaliste relève presque du non-sens et on assiste à un commencement perpétuel qui va parfaitement mettre en scène la douleur inextinguible de l’être humain condamné à la peine de vivre.

    Mon étude s’intéresse tout particulièrement à l’évolution de l’enfermement des personnages tragiques voire absurdes du Malentendu puis de En attendant Godot et de Fin de Partie.

    De la déchéance de l’être humain – et ce fil au d’un temps complice et coupable mise au premier plan – se dessinent alors les actions répétitives et vaines de Martha, l’attente inexorable de Vladimir et d’Estragon et de Clov et de Hamm.

    L’enfermement se fait donc protagoniste ; tout d’abord psychologique, il atteint les domaines physique et spatial, puis temporel. Enfin, il devient linguistique dans la mesure où les personnages s’éloignent les uns des autres et sombrent de l’incompréhension à la non communication.

    Je verrai pourquoi le cercle vicieux qui contraint Martha à l’assassinat avant de la pousser au suicide la canalise dans une solitude psychologique et la perd dans une sphère d’a-communication. Puis, comment du malentendu qui lui fait tuer son frère naissent les personnages beckettiens non-entendus. Les échanges verbaux qui ne veulent rien dire et la violence sado-masochiste gratuite deviennent leurs seules armes pour lutter contre le temps, la souffrance et cette idée incontournable de la Mort.



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