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ABSTRACTS

Sophie Bastien (Collège militaire royal du Canada)
De Camus à Beckett : de l’absurde à l’absolu

La contribution que je propose consiste en une étude comparative sur Albert Camus et Samuel Beckett, en tant que dramaturges surtout. Rarement ont-ils été rapprochés en tant que tels. Il y a certes l’article de Nina Sjursen, dont le corpus se limite à deux pièces : «  La puissance et l'impuissance. Dialogue entre Caligula et En attendant Godot » (1992) . Pour sa part, d ans le chapitre intitulé « Camus and Beckett: Variations on an Absurd Landscape » de son ouvrage From the Left Bank. Reflections on the Modern French Theater and Novel (1997) , Tom Bishop survole l'œuvre de Camus et celle de Beckett dans leur ensemble, mais ne s’attache guère davantage au théâtre qu’à l’esprit commun qu’il trouve entre les deux écrivains. Outre ces parallèles explicites, il en existe de plus diffus, dans des ouvrages généraux sur le théâtre moderne. Martin Esslin, Geneviève Serreau et, plus récemment, Jean-Pierre Ryngaert font ressortir le contraste entre deux dramaturgies. Mais alors, Camus et Beckett ne sont pas considérés en eux-mêmes : ils sont rangés dans un bloc, le premier auprès de Sartre et des autres de sa génération, le deuxième dans le courant du « nouveau théâtre ». Il est vrai qu’Esslin souligne bien ce que ce courant doit à la notion camusienne d’absurde; c’est cependant le penseur Camus qui est ainsi visé. D’autres critiques ont étudié les dramaturges Camus et Beckett dans une même monographie sans les mettre en rapport, comme Ruby Cohn dans Currents in Contemporary Drama (1969) et Alfred Scharwz dans From Büchner to Beckett. Dramatic Theory and the Modes of Tragic Drama (1978).

Il reste donc un terrain encore vierge que j’envisage d’explorer. De Camus à Beckett, le sentiment de l’absurde a pris une tournure des plus radicales. J’examinerai l’impact esthétique, sur la scène de théâtre, d’une telle évolution. Je considérerai le discours textuel - contenu dans les dialogues - autant que les modes d’expression translinguistiques, proprement scéniques - prescrits dans les didascalies (très réputées chez Beckett, méconnues chez Camus). Je tâcherai de répondre à des questions précises qui confronteront ces deux auteurs. Comment renouvellent-ils la métaphore ancienne du theatrum mundi, si populaire au XXe siècle? comment les situer par rapport au pirandellisme? quel usage font-ils de la surthéâtralité? Certains choix de Beckett sont-ils annoncés par ceux de Camus? en sont-ils un prolongement, une exacerbation? ou encore une opposition? Et bien sûr, il ne faudra pas négliger le fond ontologique qui sous-tend les productions dramatiques.

Mon corpus comprendra l’œuvre théâtrale de Camus, particulièrement Caligula et Le Malentendu; et du côté beckettien, En attendant Godot, Fin de partie,Oh les beaux jours, mais également Pas moi et Catastrophe. Il m’arrivera aussi de me référer, secondairement, à des textes de d’autres genres, comme La Peste ou Le Mythe de Sisyphe, L’Innommable ou Nouvelles et textes pour rien.



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