Modern Languages - French
Home -- General -- Events -- Graduates -- Undergraduates -- High School Teachers -- Faculty
 
   gold triangle General
 gold triangle Program
 gold triangle Abstracts
 gold triangle Call for Papers
 gold triangle Registration
 gold triangle Conference Hotel
 gold triangle Transportation  & Maps
 gold triangle Tallahassee
 gold triangle Contact us
      


ABSTRACTS

Laurent Marie (National University of Ireland)
Saving Colonel Fabien: The PCF as lieu de mémoire


Le nombre de films français à accorder une place de choix à des personnages communistes n’a jamais été aussi important que depuis le début des années 1990, si l’on excepte le cinéma d’extrême-gauche de l’après-68 dans lequel dominaient les attaques contre le Parti communiste français. Ironie de l’histoire, cet intérêt accru des cinéastes pour le parti coïncide avec le déclin apparemment inexorable du PCF sur la scène politique et électorale française. Les débats houleux qui ont marqué le trente-deuxième congrès au printemps 2003 constituent peut-être les derniers soubresauts d’un parti luttant pour sa survie.

Les représentations filmiques récentes entérinent l’image d’un parti marqué par son passé plutôt que celle d’un parti tourné vers l’avenir. Le PCF y devient alors lieu de mémoire nationale. Si les films patrimoniaux (Belmont’s «Rouge Baiser», Zilbermann’s «Tout le monde n’a pas eu de la chance d’avoir des parents communistes», Guédiguian’s «Rouge Midi») choisissent des moments-clés de l’histoire communiste française en les traitant souvent sur le ton de la comédie, les films diégétiquement contemporains (Rochant’s «Un Monde sans pitié», Guédiguian’s «Marius et Jeannette») réservent le plus souvent les rôles communistes aux personnages secondaires plus âgés. En 2001, Orso Miret avec «De l’histoire ancienne» fait figure d’exception en ce qu’il problématise l’héritage de la culture communiste dans un cadre intimiste et familial.

Le PCF semble trouver refuge dans cette dimension mémoriale nationale. Par-delà ces films souvent bien accueillis par les critiques du parti, les espaces physiques du PCF deviennent eux-même objectivement des lieux de mémoire. A titre d’exemples, le siège national, place du colonel Fabien, compte parmi les sites architecturaux parisiens les plus fréquentés. Après avoir longtemps été «la forteresse» du parti, ce bâtiment d’Oscar Niemeyer accueille désormais et de façon régulière des expositions, des défilés de mode, des soirées techno. A l’occasion du quatre-vingtième anniversaire le saint des saints — la salle du Comité national (ex-central)— fut ouverte au public qui put y regarder les films des archives communistes, alors que les affiches du parti de différentes périodes étaient exposées dans le grand hall. Lors de la «Nuit Blanche» de l’automne 2002, la Fédération de Paris du PCF présenta pour la première fois sa collection d’art au public. Cette communication analysera cette tendance du parti à panser ses blessures actuelles à l’aide d’un baume nostalgique. Le Parti communiste français ne peut-il maintenant envisager son avenir qu’en se retournant sur son passé?


440 Diffenbaugh | Tallahassee, Fl. 32306-1515 | ICFFS@www.fsu.edu | Tel 850.644.7636 | Fax 850 644 9917
Copyright© 2001 Florida State University. All rights reserved. 
Questions/ Comments - contact the sitedeveloper