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ABSTRACTS Caroline Garand (Université d’Ottawa) Exorcismes d’une figure de la Révolution : Trois portraits du Marquis de Sade
Qui est Sade
? Entre le monstre renié par sa propre famille et le génie
incompris chanté par les surréalistes, il y a l’homme
paradoxal dont les créateurs tout autant que les commentateurs
ont tenté, surtout depuis le début du XXe siècle,
de donner une image réconciliant corps et pensée, l’une
ne pouvant s’articuler autrement que dans les excès de l’autre.
Du côté de la création, c’est surtout dans la
dramaturgie que Sade a connu une certaine prospérité en
tant que personnage, et ce, non seulement par le biais de la plume de
ses compatriotes, mais aussi chez les Allemands (Peter Weiss), chez les
Américains (Doug Wright), chez les Japonais (Yukio Mishima). Au-delà
de l’odeur de soufre que suppose toute convocation du Divin Marquis
dans l’oeuvre littéraire, il y a la fascination excercée
par son besoin de provocation, cette soif de vivre et d’écrire
dans une opposition constante à ses contemporains et qui lui fera
écrire, dans une lettre à son épouse : “Ce
n’est pas ma façon de penser qui a fait mon malheur, c’est
celle des autres”. Mais là où Sade devient le plus
trouble, c’est dans son rapport à la Révolution française
et c’est précisément ce rapport ambigu que la communication
proposée se donnera pour objet d’étude à travers
les oeuvres de trois dramaturges français. |
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