Modern Languages - French
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ABSTRACTS

Maria Adamowicz-Hariasz (University of Akron)
Natif de Berbès chante Douce France

Chassant la populace du centre de Paris et greffant à la capitale les communes limitrophes, le baron Haussmann a profondement bouleversé la topographie et la structure sociale de Paris de la fin du XIXe siècle. Nouvellement créé, le 18e arrondissement du nord-est de Paris, fait son entrée dans l’imaginaire commun avec L’Assomoir de Zola pour représenter désormais le ghetto des démunis, des provincaux et des étrangers dans la mémoire collective. Lieu d’accueil des immigrés arabes depuis les années 40 et africains depuis les années 70 du XXe siècle, l’espace périphique et marginalisé tant par sa topographie que par la hiérarchie sociale, les quartiers de Barbès, de Chateau Rouge et de la Goutte d’Or sont devenus synonymes des problèmes associés couramment avec la banlieue: chômage, drogue, crime. Cependant, ce “ghetto” populaire et ethnique semble évoluer avec le temps. Marginalisé, il est subrepticement devenu espace immigré central: lieu de rencontres des langues et des cultures diverses, renvoyant aux Français l’image du passé colonial. Pas un ghetto mais le lieu de brassage et, malgré bien des problèmes, de valorization de ces cultures et de ces gens que la culture dominante a banni dans la “zone.” Or, comme tel il se voit menacé par l’embourgoisement progressif de Paris qui semble atteindre même les quartiers les plus éloignés du centre politique, culturel, économique et touristique. Cette gentrification va-t-elle toucher même le 18e arrondissement? Plusieurs signes en témoignent. Faut-il preserver Barbès? Ma communication se propose de tracer l’histoire socio-culturelle du quartier et d’en circonscrire l’état actuel. Elle se penchera sur les romans de Paul Smail (Vivre me tue, Casa, la casa, Passion selon moi) qui construisent une identité (être de Barbès, parler la langue de Barbès), récupèrent et légitimisent les mémoires des Beurs, conservent le “vécu” urbain, et remettent en question la place de Barbès dans la mémoire collective.”



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